Des dollars plein les poches ?
Les iles du lac Titicaca... Un havre de paix et de douceur. Pas de voiture... Rien que des petits chemins escarpes, des cultures en terrasse et une vue magnifique sur le lac.
Nous decidons de ne pas partir avec une agence, mais d aller diectement au port, de prende un bateau "collectif" et de nous debrouiller sur place. Nous pensons de cette maniere eviter la horde de touristes et les circuits tout traces.
Premiere deception, on s
arrete sur les iles flottantes d Uros, qui sont certes une attraction, mais un peu trop a la "Disney" a notre gout. Nous testons les joies du "racket" organise. Ca commence... Ici, ca se resume ainsi. On nous debarque sur un bout d ile. Un jeune homme nous raconte la vie de ce petit village compose de 11 familles en 10 minutes. Juste derrire lui sont rassembles quelques villageois qui presentent l artisanat local. On n est pas oblige d acheter mais ce serait sympa quand meme. Bon allez, aujourd hui on va etre sympa. Nous repartons avec une babiole. Nous nous retrouvons ensuite dans une de leurs barques en bambou. Petit tour de 300m a la rame pour se retrouver a cote de notre bateau collectif et reprendre notre chemin. Ha mais la, ce n est pas fini. On ne debarque pas avant d avoir payer 5 soles par personne. Et oui, c est le prix. Merci de nous l avoir dit avant :) Bon la deja, on est beaucoup moins sympa et commencons a dire ce que nous pensons de ces pratiques... Deux francais nous aident dans nos protestations... Nous ne paierons que la moitie du prix, signerons un papier disant que nous n avons pas paye la totalite (notre rameur craignant de se faire accuser de vol par ses amis) et les deux hollandaises qui avaient donne leur argent sans hesitation reclamant leur du. Pourquoi on paierait moins et pas elles !!
Un peu refroidi, nous debarquons sur l ile d Amantani. Ici, on dort chez l habitant. Pas d hotel. Mais en deux jours, il y avait eu de l inflation entre les prix donne par l office du tourisme et les pratiques de l ile. Finalement, nous nous retrouvons avec les 6 autres touristes chez notre capitaine de bateau. Bateau qui prennait l eau d ailleurs, il a fallu eccoppe un bon nombre de fois durant le trajet. Tres rassurant ! Bon, pour le partage de la vie chez l habitant, a 8, c est pas gagne. Nous sommes plus a l hotel qu autre chose... Apres notre dejeuner (soupe et riz avec des pommes de terres), ca continue... Notre hote nous amene des petits bracelets confectionnes par les cuisinieres. Ah oui, mais c est 3 soles... Non merci, ca va, on en a deja :)
Nos deux heures restantes de soleil seront mises a profit pour une ballade sur l ile bien agreable. Les francais avec qui nous partageons notre chambre croisent des enfants qui baragouinent en Queschua. Pas facile a comprendre. Ils demandent a un autre petit garcon ce que ses copains sont en train de raconter : pas de gentilles choses a priori ! Plus tard, deux autres parlent entre eux en disant "regarde ces touristes. Ils doivent avoir des dollars plein les poches". Pas facile ! Nous avons quand meme croise d autres francais qui etaient dans une famille tres accueillante. Avant de partir, il a fallu s acquitter de la taxe de sortie. Ah tiens, personne ne nous en avait parle,,,
Finalement, sa voisine, l ile de Taquile qui est censee etre plus touristique nous reservera de meilleures surprises. Beaucoup de gens ne viennent que pour la journee et apres le depart du dernier bateau a 14h30, nous n avons vu qu un seul autre touriste ! A eviter quand meme juillet et aout ou la frequentation parait enorme.
En conclusion : difficile d en vouloir a ces gens qui vivent tres simplement et qui nous voient debarquer avec nos beaux habits, nos appareils photos, nos gros billets et notre air de tout savoir… Nos visites leur permettent d ameliorer leur quotidien et ce qui compose le notre est difficile a imaginer pour eux. Profitons de ce moment d echange pour nous enrichir... :) Mais c est vrai que de temps en temps, on aimerait etre un peu peinard et de pas avoir de defiles permanents d enfants ou d adultes qui nous demandent de l argent, des bonbons ou veulent nous vendre a tout prix quelque chose.